Bronzage agricole. Bob Ricard. Table à pique-nique et apéro. Banderole de soutien, drapeaux, fanions. Chaises de camping. Certains attendent patiemment pendant des heures. D'autres courent, courent, au moment fatidique. D'autres sont présents, là, à quelques mètres, mais préfèrent suivre à la télévision. On a des vues aériennes de plein de villages inconnus. Il y a plein d'œuvres d'art réalisées avec des bottes de paille, exposées au beau milieu des champs. On vous lance des saucissons miniatures au moment où passe la fameuse caravane. Pas de doute, c'est le Tour de France. Des coureurs qui pédalent. Bras levés au ciel à l'arrivée, maillot fermé pour bien faire apparaître le sponsor. On embrasse son alliance, on feint de bercer un bébé, on tend un doigt vers le Ciel pour remercier épouse, bébé, disparu. Sur le podium, pose sourire avec de pauvres jeunes filles affublées de robes ridicules, encombrées de bouquets et peluches jaunes ou à pois rouges. L'après-midi, sur France 2, on peut s'endormir au rythme des coups de pédales, s'extasier sur cette formidable vue du Mont Saint Michel ! Puis, vient le moment tant attendu. Le best. Le vainqueur prend la parole : "Nan, bon, aujourd'hui, j'avais de bonnes jambes. Je me suis dit que c'était mon jour. L'équipe m'a soutenu. Et j'ai pu décrocher la victoire. Chui content." Voilà. Merci. Que dire de plus ? Pas facile, je le concède. "La guerre c'est moche et je suis contre la lutte anti-dopage." Pas mieux.
Vive le Tour de France. Vive notre France populaire et solidaire !
mercredi 8 juillet 2009
mardi 7 juillet 2009
On n'est pas bien là ? Tous tout nus ?!
On est là, tous ensemble. On se croise tous les jours. On partage le même espace. On passe du temps ensemble (certains jours, plus qu'avec nos propres familles !) On se parle, on échange, on travaille ensemble. Mais se connaît-on vraiment ? Que signifie être collègues ? Est-ce une catégorie à part ? Il y a la famille, les potes, les amis ... et les collègues ? Peut-on être collègues et amis ? Car le collègue est un être humain. Oui, oui, oui. Il a une vie en dehors de heures de travail, en dehors de son bureau. Il ne se nourrit a priori pas que de café, thé ou plats préparés réchauffés en deux minutes entre deux réunions. Il paraît même qu'il voit d'autres gens que vous, à l'extérieur. Si, si.
Lors d'une formation interne, il y a quelques jours, une collègue s'est lancée sur le sujet. Pas froid aux yeux, elle aborde la vaste question "Que peut-on se dire, que ne peut-on pas se dire entre collègues ? Quelles relations entre collègues ? " qu'elle approche par un biais osé "Et si on parlait du cunnilingus entre collègues ?" Sujet osé qui n'avait d'autre intérêt que celui d'être un prétexte. Mais enfin, la question se pose... Je vous laisse méditer sur le sujet ; l'article ci-dessous devrait étayer votre réflexion...!
Le personnel d'une société se déshabille pour améliorer son état d'esprit
David Taylor, psychologue du travail, leur a expliqué qu'après le licenciement économique de 6 employés, l'instauration d'un vendredi nu développerait leur esprit d'équipe. "En enlevant leurs vêtements, ces employés enlèveront également leurs inhibitions et pourront se parler plus ouvertement et honnêtement. Cela peut paraître bizarre mais ça marche. C'est en fait la meilleure expression de confiance en soi-même et envers les autres." Il a fallu une semaine à David Taylor pour vaincre la réticence des employés et leur donner assez de courage pour se mettre nus. Seuls deux employés sont restés en sous-vêtements. Sam Jackson, la gérante de l'agence était la seule femme à être totalement nue. "Les premières étapes m'ont rendue très nerveuse, mais après je me sentais bien. Cela nous a vraiment aidé à nous parler plus honnêtement que nous ne l'avions jamais fait. La société a vraiment progressé".
Bonne journée les amis et à demain !
Lors d'une formation interne, il y a quelques jours, une collègue s'est lancée sur le sujet. Pas froid aux yeux, elle aborde la vaste question "Que peut-on se dire, que ne peut-on pas se dire entre collègues ? Quelles relations entre collègues ? " qu'elle approche par un biais osé "Et si on parlait du cunnilingus entre collègues ?" Sujet osé qui n'avait d'autre intérêt que celui d'être un prétexte. Mais enfin, la question se pose... Je vous laisse méditer sur le sujet ; l'article ci-dessous devrait étayer votre réflexion...!
Le personnel d'une société se déshabille pour améliorer son état d'esprit
David Taylor, psychologue du travail, leur a expliqué qu'après le licenciement économique de 6 employés, l'instauration d'un vendredi nu développerait leur esprit d'équipe. "En enlevant leurs vêtements, ces employés enlèveront également leurs inhibitions et pourront se parler plus ouvertement et honnêtement. Cela peut paraître bizarre mais ça marche. C'est en fait la meilleure expression de confiance en soi-même et envers les autres." Il a fallu une semaine à David Taylor pour vaincre la réticence des employés et leur donner assez de courage pour se mettre nus. Seuls deux employés sont restés en sous-vêtements. Sam Jackson, la gérante de l'agence était la seule femme à être totalement nue. "Les premières étapes m'ont rendue très nerveuse, mais après je me sentais bien. Cela nous a vraiment aidé à nous parler plus honnêtement que nous ne l'avions jamais fait. La société a vraiment progressé".
Bonne journée les amis et à demain !
lundi 6 juillet 2009
Le jour où un oiseau m'a fait dessus
On vit parfois des situations humiliantes. On vit parfois des situations troublantes où l'on perd nos repères. Qui suis-je ? Que fais-je ici ? Parfois, on doute de soi-même. On ne sait plus bien à quoi se raccrocher. On est comme en train de se noyer. Nos petits bras s'agitent à la surface de l'eau. On cherche des branches auxquelles se raccrocher. Parfois, nos fondements sont mis à mal. On voudrait retrouver le ventre de sa maman, bien au chaud, peinard. Comme ça n'est pas possible, on se couche en position foetale et on attend que ça passe. En pleurant. Sinon, ça fait pas vrai.
- Quand vous ne rentrez plus dans votre taille 38 habituelle. Alors que votre pantalon ne sort même pas de la machine à laver.
- Quand vous devez prendre la parole devant 12 000 personnes. Alors que vous vous êtes fait deux grosses tâches de gras sur votre chemisier pendant le déjeuner.
- Quand un client cherche votre prénom au moment de vous présenter. Et vous qui espériez être inoubliable...
- Quand vous n'avez même pas envie de Nutella au petit déjeuner. Comment est-ce possible ?
- Quand vous venez de vous acheter un super sac à main bien cher et qu'un reportage vous montre comment des tribus hindouistes vivent de leurs prières, reliées à l'Essentiel. Du coup, vous rangez son sac à main à côté des 25 autres et vous cherchez une bonne action à faire.
- Quand vous ne suivez rien à la discussion sur Truc-Machin-Bidule qui a écrit un super Truc-Machin-Bidule en 1700 avant Jésus Christ et qui a inspiré toute les théories modernes sur le Truc-Machin-Bidule et qu'on vous demande ce que vous en pensez.
- Enfin, quand un oiseau vous chie dessus. Moi, ça m'est arrivé ce week-end. Alors que je m'allongeais tranquillement dans un hamac pour bouquiner. Alors que je cherchais la sérénité. Alors que j'essayais de m'extraire de ce quotidien trop absurde qui vous englue et dans lequel vous vous perdez (musique dramatico-tragico-pathético-angoissante). Alors que je m'apprêtais à ouvrir mon Psychologies pour découvrir enfin qui, mais oui qui, qui suis-je vraiment ? Alors dans le calme de mon jardin verdoyant, j'ai reçu une fiante d'oiseau sur ma jolie petite robe noire. Avec le bruit et tout et tout. Un beau petit caca blanc et marron. Tombé tout juste sur le bord de ma robe (mieux que sur la peau, vous me direz...) C'est humiliant. On se sent visé. On se sent la "chose" de cet oiseau mal intentionné. On se sent avili. On a honte. On s'en va pleurer dans un coin. On ne veut plus voir personne. On se sent moche et inutile. Et puis, dans un élan de survie, parce que l'Homme a des ressources inespérées, on se dit que la prochaine fois qu'on croisera un piaf sur la route, n'importe lequel, on accèlèrera. Non mais. Je suis pas une princesse mais quand même. Me chier dessus. Non mais.
Bon début de semaine à tous !
- Quand vous ne rentrez plus dans votre taille 38 habituelle. Alors que votre pantalon ne sort même pas de la machine à laver.
- Quand vous devez prendre la parole devant 12 000 personnes. Alors que vous vous êtes fait deux grosses tâches de gras sur votre chemisier pendant le déjeuner.
- Quand un client cherche votre prénom au moment de vous présenter. Et vous qui espériez être inoubliable...
- Quand vous n'avez même pas envie de Nutella au petit déjeuner. Comment est-ce possible ?
- Quand vous venez de vous acheter un super sac à main bien cher et qu'un reportage vous montre comment des tribus hindouistes vivent de leurs prières, reliées à l'Essentiel. Du coup, vous rangez son sac à main à côté des 25 autres et vous cherchez une bonne action à faire.
- Quand vous ne suivez rien à la discussion sur Truc-Machin-Bidule qui a écrit un super Truc-Machin-Bidule en 1700 avant Jésus Christ et qui a inspiré toute les théories modernes sur le Truc-Machin-Bidule et qu'on vous demande ce que vous en pensez.
- Enfin, quand un oiseau vous chie dessus. Moi, ça m'est arrivé ce week-end. Alors que je m'allongeais tranquillement dans un hamac pour bouquiner. Alors que je cherchais la sérénité. Alors que j'essayais de m'extraire de ce quotidien trop absurde qui vous englue et dans lequel vous vous perdez (musique dramatico-tragico-pathético-angoissante). Alors que je m'apprêtais à ouvrir mon Psychologies pour découvrir enfin qui, mais oui qui, qui suis-je vraiment ? Alors dans le calme de mon jardin verdoyant, j'ai reçu une fiante d'oiseau sur ma jolie petite robe noire. Avec le bruit et tout et tout. Un beau petit caca blanc et marron. Tombé tout juste sur le bord de ma robe (mieux que sur la peau, vous me direz...) C'est humiliant. On se sent visé. On se sent la "chose" de cet oiseau mal intentionné. On se sent avili. On a honte. On s'en va pleurer dans un coin. On ne veut plus voir personne. On se sent moche et inutile. Et puis, dans un élan de survie, parce que l'Homme a des ressources inespérées, on se dit que la prochaine fois qu'on croisera un piaf sur la route, n'importe lequel, on accèlèrera. Non mais. Je suis pas une princesse mais quand même. Me chier dessus. Non mais.
Bon début de semaine à tous !
jeudi 2 juillet 2009
Avant d'être optimiste, un peu de pessimisme est de rigueur
Il fait beau, il fait chaud. Le soleil brille dans un grand ciel bleu sans nuage. Les oiseaux chantent. On peut manger dehors, faire des barbecue. On se repose dans un hamac le week-end. On met des débardeurs. Et surtout, on attend les vacances. Pour flaner, se reposer, faire des trucs fous, traîner à table le soir, vivre une autre vie, oublier les soucis, découvrir des coins de France ou du monde magnifiques, faire des photos, écrire des cartes postales, se tartiner de crème solaire, se peindre les ongles en rouge, porter ses lunettes de soleil 24h/24. Oooooh oouuuaaaais... (cri langoureux...)
Sauf qu'en attendant, on est au bureau. Il fait toujours chaud, toujours beau. Mais on maudit ce soleil qui vous fait des clins d'oeil et vous empêche de bien voir votre écran d'ordi. Les touches de votre PC collent. Votre jean colle. Votre tee-shirt colle. Vos lunettes collent. Vos cheveux sont raplaplas. Les ventilateurs crachent de l'air chaud. Vous n'avez pas de fenêtre à votre bureau. Vous avez 2 de tension. Jean-Pierre Pernaud re-re-re-commence ses reportages-toujours-les-mêmes-chaque-année sur les joies du camping, les activités de plein air, les artisans locaux qu'on adore découvrir en vacances et à qui on achète un truc super sympa fait main qu'on ne sait pas où caser une fois rentré à la maison. Aussi, on n'a pas faim. Mais on a soif. Alors on boit de l'eau, de l'eau, de l'eau. Elle n'est pas fraîche parce que vous n'avez pas non plus un réfrigérateur perso dans votre bureau. Et puis, il y a des moustiques partout. Perfides, sournois, machiavéliques, affamés. Enfin, vous avez un rendez-vous cette après-midi qui exclut le portage intempestif de tongs. Damned.
Vive l'été. Les couchers de soleil, la mer, l'herbe odorante, les bons bouquins qu'on a le temps de lire entre deux magasines people, les longues longues soirées entre amis, en famille. Vivement. Vivement. Vivement.
Sauf qu'en attendant, on est au bureau. Il fait toujours chaud, toujours beau. Mais on maudit ce soleil qui vous fait des clins d'oeil et vous empêche de bien voir votre écran d'ordi. Les touches de votre PC collent. Votre jean colle. Votre tee-shirt colle. Vos lunettes collent. Vos cheveux sont raplaplas. Les ventilateurs crachent de l'air chaud. Vous n'avez pas de fenêtre à votre bureau. Vous avez 2 de tension. Jean-Pierre Pernaud re-re-re-commence ses reportages-toujours-les-mêmes-chaque-année sur les joies du camping, les activités de plein air, les artisans locaux qu'on adore découvrir en vacances et à qui on achète un truc super sympa fait main qu'on ne sait pas où caser une fois rentré à la maison. Aussi, on n'a pas faim. Mais on a soif. Alors on boit de l'eau, de l'eau, de l'eau. Elle n'est pas fraîche parce que vous n'avez pas non plus un réfrigérateur perso dans votre bureau. Et puis, il y a des moustiques partout. Perfides, sournois, machiavéliques, affamés. Enfin, vous avez un rendez-vous cette après-midi qui exclut le portage intempestif de tongs. Damned.
Vive l'été. Les couchers de soleil, la mer, l'herbe odorante, les bons bouquins qu'on a le temps de lire entre deux magasines people, les longues longues soirées entre amis, en famille. Vivement. Vivement. Vivement.
mercredi 1 juillet 2009
Rendez-vous en terre inconnue
8h30. Je foule la terre inconnue. Pas de boue, pas d'herbes folles. Pas de bestioles improbables, ni de plantes carnivores. L'endroit semble sûr. Dois-je me méfier de l'eau qui dort ? Des visages pâles, très pâles, m'accueillent. Ils portent sous leurs yeux des traces un peu violettes qui descendent plus ou moins bas sur leurs joues. J'apprendrais plus tard qu'ils appellent cela des "cernes". Ce point commun garantira plus tard mon acceptation dans et par la communauté. Je remarque que les visages pâles sont très souvent en position assise. Postés derrière des espèces de boîtes carrées, enfermés dans des espaces plus ou moins fermés, plus ou moins vitrés, plus ou moins grands, je me demande ce qu’ils attendent. Par où arrive l’ennemi ? Leurs armes semblent dérisoires. Des espèces de boîtes noires ou grises sur lesquelles ils tapent. Instrument de musique ? Parade pour effrayer l’ennemi ? Je ne saisis pas bien leur utilité. Parfois, le visage pâle colle un instrument contre son oreille et émet des sons mystérieux. Je distingue une grande variabilité dans les tons utilisés. Certains visages pâles communiquent beaucoup entre eux. Ils émettent des sons, bougent leurs membres et on peut distinguer parfois une certaine forme de violence. Mais le contact physique reste cependant rare. Après quelques heures d’observation, je repère des mouvements réguliers, sortes de rituels, vers une machine d’où s’écoule un liquide noir dont les visages pâles s’abreuvent goulument et régulièrement. Soudain, un léger signal sonore créé le branle-bas de combat. Les yeux se rivent sur la boîte noire, scrutent une sorte d’écran où des hiéroglyphes, pictogrammes et autres signes s’affichent. Voilà ! C’est par là que l’ennemi arrive ! Des équipes se forment. Une répartition s’organise ; une hiérarchie semble se dessiner. Il y a des exclus, des leaders. Là aussi, j’apprendrai plus tard le nom de cette stratégie qu’ils appellent « le travail d’équipe. » Vers la fin de journée, je remarque quelques déserteurs qui fuient leur poste avant la fin du combat. A mon tour, je quitte cette terre incroyable. J’y aurais observé beaucoup de rituels auxquels chaque membre de la communauté semble attaché. Mon sentiment est partagé. J’hésite. Il semblerait que l’on ne puisse que difficilement quitter ce territoire, une fois que l’on y a mis les pieds. On m’a d’ailleurs proposé un papier en insistant pour que j’y appose une sorte de calligraphie, en bas de page. Mais une question me taraude ? Dois-je m’installer en terre inconnue ?
Moi, j'ai adoré Zazie en Papouasie hier soir. Bonne journée à tous !
Moi, j'ai adoré Zazie en Papouasie hier soir. Bonne journée à tous !
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