On approche de la trentaine. C'est pas grave. C'est même plutôt chouette. Seulement à 30 ans, il paraît qu'on n'a pas le droit d'être fatigué. Parce qu'à presque 30 ans, il paraît qu'on est 'achement jeune. Qu'on a 'achement la patate. Qu'on est des requins de la vie que rien n'effraie.
Alors qu'en fait, on a toutes les raisons d'être bien bien fatigué.
Parce qu'à 30 ans, on a derrière soi :
- la naissance. Sans commentaire.
- l'enfance pendant laquelle on a du apprendre à marcher, parler, manger, écrire, lire, colorier sans dépasser, la politesse, le respect, le partage, l'altruisme. Crevant.
- l'adolescence pendant laquelle on a découvert la drogue, le sexe, l'amour et tout de suite après le chagrin d'amour, et pendant laquelle on a beaucoup pleuré, beaucoup utilisé de lotion anti-acné, beaucoup râlé après les parents-ces-gros-nuls-qui-ne-comprennent-jamais-rien, après les profs-ces-gros-nuls-qui-ne-comprennent-jamais-rien, après les mecs-ces-gros-nuls-qui-ne-comprennent-jamais-rien, après la société-cette-grosse-merde-qui-ne-comprend-jamais-rien. Archi crevant.
- la post-adolescence pendant laquelle on rentre dans l'âge adulte et où on doit finir ses études, trouver un boulot, louer un appart', passer son permis, trouver un mec puis trouver un mec sérieux, couper le cordon ombilical, organiser les 50 ans de ses parents.
- l'âge adulte pendant lequel on doit garder son boulot, acheter une maison, faire un bébé, aller aux crémaillères de tous les potes qui ont acheté une maison, aller aux mariagex de tous les potes qui se marient, aller aux baptêmes de tous les potes qui font des bébés, récupérer ses points de permis, se faire couper les cheveux parce que sinon ça fait trop adolescent, faire des PPT pour les 30 ans de ses potes avec plein de vieilles photos de quand on était plus jeunes.
Après tout ça, je dirai que la suite est carrément relax. Elever ses enfants ? 'Pinuts' comparé à ces 30 premières années de vie. Préparer sa retraite ? Choisir la meilleure assurance ? Louer un tandem ? Un châlet à Avoriaz ? S'adapter aux lunettes à double foyer ? A l'appareil dentaire ? Acheter une baignoire avec une porte ? Du Stérident ? Un fauteuil pour monter les escaliers ? Bouffer de la margarine avec des Oméga 3 ?
Fastoche tout ça.
Je dirai donc qu'à 30 ans, on a légitimement le droit d'être hypra fatigué.
D'ailleurs, je vais me coucher.
jeudi 19 novembre 2009
mercredi 18 novembre 2009
Vous pouvez répéter la question ?
L'important dans la vie, c'est d'être clair. Surtout dans le cadre professionnel. Il faut s'exprimer intelligiblement pour être compris de tous, pour favoriser la fluidité des échanges, pour optimiser l'efficacité du processus de travail. Non vraiment, c'est important de bien s'exprimer.
Mon mari René a reçu le mail ci-dessous d'un client hier...
Comment voulez-vous que monde tourne mes pauvres amis ?
Monsieur ,
Concernant votre commande référence BORJON Château-Gontier, merci de nous confirmer si notamment le sens d'ouverture est bien Droite Poussant de même avons bien noté que les TROIS Blocs -portes supplémentaires votre MAIL du 16/11/2009 sont conformes exactement au poste B DU DEVIS SOIT de l'AR USINE N°36378 SOIT : BP HBR 108 x 68 ( pour cloison de 94 mm) 4 paumelles 140 porte prépeinte CF PF 1H 2040 x 1130 x 56 cadre BER SANS contrefeuillure , JT feu , Mortaise 160 (ce qui uniquement pour ce poste DEVIS B fait en additionnant les deux commandes VOTRE première commande du 27/10/09 ET le complément d'hier 16/11/09 fait au total pour ce poste six blocs portes.
En vous remerciant de nous en adresser la confirmation.
Restant à votre disposition ,
Avec l'expression de nos sentiments distingués et dévoués.
Vous avez trois heures. On ne copie pas sur son voisin. Et on répond clairement à la question. Merci.
Mon mari René a reçu le mail ci-dessous d'un client hier...
Comment voulez-vous que monde tourne mes pauvres amis ?
Monsieur ,
Concernant votre commande référence BORJON Château-Gontier, merci de nous confirmer si notamment le sens d'ouverture est bien Droite Poussant de même avons bien noté que les TROIS Blocs -portes supplémentaires votre MAIL du 16/11/2009 sont conformes exactement au poste B DU DEVIS SOIT de l'AR USINE N°36378 SOIT : BP HBR 108 x 68 ( pour cloison de 94 mm) 4 paumelles 140 porte prépeinte CF PF 1H 2040 x 1130 x 56 cadre BER SANS contrefeuillure , JT feu , Mortaise 160 (ce qui uniquement pour ce poste DEVIS B fait en additionnant les deux commandes VOTRE première commande du 27/10/09 ET le complément d'hier 16/11/09 fait au total pour ce poste six blocs portes.
En vous remerciant de nous en adresser la confirmation.
Restant à votre disposition ,
Avec l'expression de nos sentiments distingués et dévoués.
Vous avez trois heures. On ne copie pas sur son voisin. Et on répond clairement à la question. Merci.
mardi 17 novembre 2009
Thanks God !
Dieu (ou l'Homme ou la Volonté Divine à travers la main de l'Homme... Enfin vous voyez...) inventa la roue et le feu. Merci.
Dans la foulée, ou à peu de choses près : le Nutella, l'électricité, le train, le parapluie, le pansement, les lunettes de vue. Que des choses indispensables.
Merci aussi pour le vaccin, la colle, la pince à épiler, le clignotant, le lave-linge, l'imprimerie et le couteau à Nutella. Et l'anti-moustiques.
Dieu, tu aurais pu t'arrêter là. On peut tout à fait vivre ainsi. On se nourrit de Nutella, que l'on ne peine pas à déguster grâce au couteau dédié, aux lunettes de vue et à l'électricité. On peut être sûr que c'est du Nutella grâce à l'étiquette imprimée et bien collée. Si on n'a plus de Nutella, on peut prendre le train jusqu'à NutellaVille. On n'y risque rien grâce à l'anti-moustiques, au vaccin et au clignotant. Au pire, on a un pansement de toutes façons. Si toutefois on devait se salir, on s'en fout car on a le lave-linge. Vie parfaite.
Mais c'est sans compter sur l'invention ultime. Celle qui manquait. La fortiche des fortiches. La décolleuse à papier peint. Invention génialissime. Simple. Sobre. Efficace. Sublime.
Chapeau bas Dieu. Non, vraiment, je t'admire. Merci. Du fond du cœur, merci pour la décolleuse à papier peint. Maintenant que c'est fait, tu peux passer à la machine pour arracher les dents de sagesse et pour accoucher par télétransmission et la faim dans le monde.
Bon courage et à bientôt. Merci encore.
Dans la foulée, ou à peu de choses près : le Nutella, l'électricité, le train, le parapluie, le pansement, les lunettes de vue. Que des choses indispensables.
Merci aussi pour le vaccin, la colle, la pince à épiler, le clignotant, le lave-linge, l'imprimerie et le couteau à Nutella. Et l'anti-moustiques.
Dieu, tu aurais pu t'arrêter là. On peut tout à fait vivre ainsi. On se nourrit de Nutella, que l'on ne peine pas à déguster grâce au couteau dédié, aux lunettes de vue et à l'électricité. On peut être sûr que c'est du Nutella grâce à l'étiquette imprimée et bien collée. Si on n'a plus de Nutella, on peut prendre le train jusqu'à NutellaVille. On n'y risque rien grâce à l'anti-moustiques, au vaccin et au clignotant. Au pire, on a un pansement de toutes façons. Si toutefois on devait se salir, on s'en fout car on a le lave-linge. Vie parfaite.
Mais c'est sans compter sur l'invention ultime. Celle qui manquait. La fortiche des fortiches. La décolleuse à papier peint. Invention génialissime. Simple. Sobre. Efficace. Sublime.
Chapeau bas Dieu. Non, vraiment, je t'admire. Merci. Du fond du cœur, merci pour la décolleuse à papier peint. Maintenant que c'est fait, tu peux passer à la machine pour arracher les dents de sagesse et pour accoucher par télétransmission et la faim dans le monde.
Bon courage et à bientôt. Merci encore.
jeudi 12 novembre 2009
Une bassine, ça se remplit super vite en fait.
Mardi a été une journée extraordinaire. Assommée par l'annonce de la naissance de Toine. Assommée par l'annonce d'une victoire à un gros appel d'offre. Une sacrée journée donc, riche en émotions et en ondes ultra-positives. Vous sentez que rien ne peut vous arriver. Vous êtes chanceuse, vous êtes forte, vous êtes invicible. Le monde vous appartient.
Aujourd'hui, nous sommes jeudi. Et les ondes positives, il semble que ça ne dure pas forcément très très longtemps.
Que dois-je penser d'une journée qui commence avec :
- une panne d'électricité...
- ... et un dégât des eaux ?
Je me demande.
Et devant tant de bonté d'âme de la part de Madame la Chance et étant donné le karma présumé d'un vendredi 13, il n'est pas dit que je vous retrouve demain. Là aussi, j'me demande...
Aujourd'hui, nous sommes jeudi. Et les ondes positives, il semble que ça ne dure pas forcément très très longtemps.
Que dois-je penser d'une journée qui commence avec :
- une panne d'électricité...
- ... et un dégât des eaux ?
Je me demande.
Et devant tant de bonté d'âme de la part de Madame la Chance et étant donné le karma présumé d'un vendredi 13, il n'est pas dit que je vous retrouve demain. Là aussi, j'me demande...
mardi 10 novembre 2009
Le jour le plus long. En haut à gauche, tout de suite après le jour le plus beau.
Pour le billet du jour, plusieurs titres étaient possibles :
- 20 ans après la chute du mur de Berlin, la chute des eaux de Marion.
- Le lundi 09 Novembre 2009.
- Il est né le mini copaing.
En réalité, si beaucoup de mots viennent, c'est parce que beaucoup de mots manquent.
Cette nuit, nous avons reçu le coup de fil tant attendu depuis plusieurs semaines. Celui qui annoncerait le départ de nos meilleurs amis pour la maternité. Celui qui annoncerait la naissance du premier bébé des copaings, du premier mini-copaing. ça y est, c'est fait. Il est né. Il est là. La famille des copaings s'est agrandie.
Alors je suis restée longtemps, les yeux écarquillés dans la nuit. Avec quelques larmes. Avec pas mal d'images en tête. Celles de ma copine à l'université, lorsque nous nous sommes rencontrées.
Je ne saurai même pas vous dire comment a été prénommé le petit nouveau-né. Les seules questions qui sont venues ont été : ça va ? ça s'est bien passé ? Comment vas-tu ? Comment va la maman ? Comment va le bébé ?
Je ne sais pas combien il mesure, combien il pèse. Je sais juste qu'il est là. Qu'il va peser lourd dans la balance d'amour des copaings. Qu'on l'aime tous déjà très fort, d'emblée. Sans que nous soyons du même sang, nous sommes de la même famille. Enfin voilà, c'est l'effet que ça me fait.
J'ai rêvé du prénom du coup. Ambroise, Ambroise-quelque-chose-qui-sonnait-chinois. Bizarre les rêves. Maintenant, j'ai hâte de les voir. De mettre des images concrètes sur tout ça.
On s'est rencontrées à l'Université. On avait un peu plus de 18 ans. On ne savait pas quel métier on ferait avec un diplôme de lettres modernes. On était célibataire ou presque. Et ce soir, je prends la route pour aller rencontrer ce petit bébé tant attendu.
Sûr, ça va être le jour le plus long. Mais c'est pas grave parce qu'il suit le jour le plus beau et qu'il précède des jours encore plus beaux à venir.
- 20 ans après la chute du mur de Berlin, la chute des eaux de Marion.
- Le lundi 09 Novembre 2009.
- Il est né le mini copaing.
En réalité, si beaucoup de mots viennent, c'est parce que beaucoup de mots manquent.
Cette nuit, nous avons reçu le coup de fil tant attendu depuis plusieurs semaines. Celui qui annoncerait le départ de nos meilleurs amis pour la maternité. Celui qui annoncerait la naissance du premier bébé des copaings, du premier mini-copaing. ça y est, c'est fait. Il est né. Il est là. La famille des copaings s'est agrandie.
Alors je suis restée longtemps, les yeux écarquillés dans la nuit. Avec quelques larmes. Avec pas mal d'images en tête. Celles de ma copine à l'université, lorsque nous nous sommes rencontrées.
Je ne saurai même pas vous dire comment a été prénommé le petit nouveau-né. Les seules questions qui sont venues ont été : ça va ? ça s'est bien passé ? Comment vas-tu ? Comment va la maman ? Comment va le bébé ?
Je ne sais pas combien il mesure, combien il pèse. Je sais juste qu'il est là. Qu'il va peser lourd dans la balance d'amour des copaings. Qu'on l'aime tous déjà très fort, d'emblée. Sans que nous soyons du même sang, nous sommes de la même famille. Enfin voilà, c'est l'effet que ça me fait.
J'ai rêvé du prénom du coup. Ambroise, Ambroise-quelque-chose-qui-sonnait-chinois. Bizarre les rêves. Maintenant, j'ai hâte de les voir. De mettre des images concrètes sur tout ça.
On s'est rencontrées à l'Université. On avait un peu plus de 18 ans. On ne savait pas quel métier on ferait avec un diplôme de lettres modernes. On était célibataire ou presque. Et ce soir, je prends la route pour aller rencontrer ce petit bébé tant attendu.
Sûr, ça va être le jour le plus long. Mais c'est pas grave parce qu'il suit le jour le plus beau et qu'il précède des jours encore plus beaux à venir.
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