Quand on est bébé : on pleure, on dort, on mange, on fait ses besoins.
Toute sa vie, on travaille à devenir autonome.
On pleure moins même si on rechute vers l'adolescence, au moment des gros chagrins d'amour.
On dort moins parce qu'il faut vivre, travailler, faire des trucs et des bidules.
On devient propre parce que ça se fait et que la bienséance l'exige.
On mange moins. Trois fois par jour seulement mais des trucs variés qui changent du lait, du lait, du lait et du lait et des trucs solides parce qu'on a des dents.
On est propre, on gère ses émotions, on s'auto-gère. C'est l'autonomie. Apogée.
Puis, on vieillit.
On perd ses dents. On rebouffe des trucs liquides.
Et puis, on refait pipi et caca sur soi.
Et la boucle est bouclée. Il se peut que cela soit vos propres enfants qui vous nourrissent, vous couchent et vous changent.
Super. Redites-moi pourquoi on fait tout ça ?
lundi 7 décembre 2009
vendredi 4 décembre 2009
Cher Père-Noël
Je lis ici ou là que la crise est une opportunité. De se réinventer, de rebondir, d'innover... Ces mêmes lectures te parviennent-elles au fin fond du Pôle Nord ? Le facteur ailé ou chaussé de raquettes parvient-il jusqu'à ta boîte aux lettres pour te délivrer toutes ces funestes nouvelles ?
Alors voilà, je me dis que cette période de crise doit marquer une nouvelle opportunité pour toi aussi. Celle de prendre davantage de responsabilités. Je pense, cher Père-Noël, qu'il est temps que tu quittes le monde fictif pour prendre tes responsabilités dans le monde réel.
J'ai adoré lire les histoires te concernant et je trouve ton job super. Même si je me doute qu'il ne doit pas être dénué de soucis quotidiens non négligeables. Seulement voilà, il faut être honnête : tu t'es contenté ces derniers millénaires de vivre sur le dos de ce magnifique conte qui te pose en Dieu de la générosité. Et sur le terrain, qui sue à grosses gouttes pour que le pied du sapin soit bien fourni le jour J ? C'est bibi. Tous les ans.
Cher Père-Noël, c'est la crise. Tu dois mouiller la chemise. Il faut que tu reprennes les rennes en main...
Cette année, je te propose donc une promotion. C'est toi qui va vraiment t'occuper des cadeaux. Tu te débrouilles, tu as carte blanche, tu fais tout comme dans les histoires à ton sujet, tu fais pour tout le monde, tu n'oublies personne, tu distribues en une nuit, tu cibles à mort les cadeaux, etc... Enfin, tu connais l'histoire mieux que moi.
Allez, courage ! Tu te doutais bien qu'un jour il allait falloir relever les manches, ça suffit pas les belles histoires.
Merci d'avance de ton aide qui va en dépanner plus d'un en ces temps difficiles. Un numéro vert sera bientôt à ta disposition si tu as des questions logistiques pour certaines livraisons.
On se recontacte pour débriefer après le 24. Gros bisous.
Alors voilà, je me dis que cette période de crise doit marquer une nouvelle opportunité pour toi aussi. Celle de prendre davantage de responsabilités. Je pense, cher Père-Noël, qu'il est temps que tu quittes le monde fictif pour prendre tes responsabilités dans le monde réel.
J'ai adoré lire les histoires te concernant et je trouve ton job super. Même si je me doute qu'il ne doit pas être dénué de soucis quotidiens non négligeables. Seulement voilà, il faut être honnête : tu t'es contenté ces derniers millénaires de vivre sur le dos de ce magnifique conte qui te pose en Dieu de la générosité. Et sur le terrain, qui sue à grosses gouttes pour que le pied du sapin soit bien fourni le jour J ? C'est bibi. Tous les ans.
Cher Père-Noël, c'est la crise. Tu dois mouiller la chemise. Il faut que tu reprennes les rennes en main...
Cette année, je te propose donc une promotion. C'est toi qui va vraiment t'occuper des cadeaux. Tu te débrouilles, tu as carte blanche, tu fais tout comme dans les histoires à ton sujet, tu fais pour tout le monde, tu n'oublies personne, tu distribues en une nuit, tu cibles à mort les cadeaux, etc... Enfin, tu connais l'histoire mieux que moi.
Allez, courage ! Tu te doutais bien qu'un jour il allait falloir relever les manches, ça suffit pas les belles histoires.
Merci d'avance de ton aide qui va en dépanner plus d'un en ces temps difficiles. Un numéro vert sera bientôt à ta disposition si tu as des questions logistiques pour certaines livraisons.
On se recontacte pour débriefer après le 24. Gros bisous.
jeudi 3 décembre 2009
C'est moi ou il dit n'importe quoi ?
Brinkley a tiré à l'arc cette nuit. Comme Légolas dans le Seigneur des Anneaux. Brinklas !!!! Légokley !!!!
Et puis, j'ai revu ma vieille copine Alison. ça m'a fait plaisir de revoir Alison. C'est bizarre les rêves, non ?
Tchak cthak tchak. Je te coupe la tête avec mon couteau. Je fais ça bien en plus.
Qui a mis du caca sur mon couteau ?
J'ai trop de cheveux. Sur les côtés. Que sur les côtés, j'ai trop de cheveux.
Mon cher et tendre prend sa douche avant le petit-déjeuner.
Moi, je prends ma douche après le petit-déjeuner.
Au moment du petit-déjeuner, mon cher et tendre est très bien réveillé.
Pas moi.
Deux options :
a. Il dit n'importe quoi. Mais alors n'importe quoi.
b. Je ne comprends rien. Mais alors rien de rien.
Et puis, j'ai revu ma vieille copine Alison. ça m'a fait plaisir de revoir Alison. C'est bizarre les rêves, non ?
Tchak cthak tchak. Je te coupe la tête avec mon couteau. Je fais ça bien en plus.
Qui a mis du caca sur mon couteau ?
J'ai trop de cheveux. Sur les côtés. Que sur les côtés, j'ai trop de cheveux.
Mon cher et tendre prend sa douche avant le petit-déjeuner.
Moi, je prends ma douche après le petit-déjeuner.
Au moment du petit-déjeuner, mon cher et tendre est très bien réveillé.
Pas moi.
Deux options :
a. Il dit n'importe quoi. Mais alors n'importe quoi.
b. Je ne comprends rien. Mais alors rien de rien.
mercredi 2 décembre 2009
Syndrome "En Terre Inconnue"

Je me lève et je te bouscule. Comme d'habituuuuude. Je mange deux grandes tartines de Nutella que j'ai acheté sans grande difficulté au supermarché.
Je me demande comment je vais me fringuer demain parce que peut-être qu'il va faire froid, peut-être qu'il va pleuvoir, parce que j'ai deux rendez-vous clients, parce que je prends le train, parce que je monte à la capitale.
J'essaie de trouver des idées pour ma liste de cadeaux de Noël. En fait, j'ai besoin de rien.
Je me sens incroyablement superficielle. Musique de tragédie.
On n'a pas à s'en vouloir en fait. C'est comme ça. On a assouvi nos besoins primaires, tout en bas du petit crobard de Maslow : besoins physiologiques, c'est fait. Besoins de sécurité, c'est fait. Du coup forcément, on commence à se gratter la tête pour trouver comment remplir ses besoins d'appartenance, d'estime, d'accomplissement. A quoi je sers ? Suis-je à ma place ? Ma vie n'est-elle pas étriquée ?
A chaque fois, c'est pareil. A chaque fois que je regarde "Rendez-vous en terre inconnue". Et je ne veux pas la jouer chroniqueuse sans talent qui parle d'une émission tv que je vous connaissez tous. Je ne veux pas non plus la jouer psychologue de chez Franprix et disserter sur les vices du monde occidental, les valeurs des peuples reclus, le nécessaire retour à un paradis perdu,... Je ne veux pas non plus la jouer cynique à la Eric Zemmour, je ne veux pas entendre ceux qui diront "Pfff, encore une émission montée de toutes pièces..."
Y a juste qu'à chaque fois, c'est la même émotion. Il y a ces images du bout du monde. Des gens très différents de nous et puis la découverte toute simple : on se ressemble en fait. Ben oui, on se ressemble en fait. Là-bas et ici, on rit et on pleure tout pareil. Et comme souvent lorsque je trouve cela très beau et très vrai, j'ai du mal à bien vous en parler aujourd'hui.
En terre inconnue, c'est mon petit séïsme personnel. A chaque fois. Et il n'y a rien à faire, je crois vraiment à ces larmes, celles des voyageurs, celles de leurs hôtes, celles des invités, celles de l'animateur. Même sur un plateau tv, avec des lumières partout, des caméras, des prompteurs, des montages. A ces larmes, j'y crois. Et à cette croyance, j'y tiens.
mardi 1 décembre 2009
Grippa !
Tu sais qu'ils me feraient bien flipper les autres avec la Grippa. Si, muchacha, la griiiippa !
V'là qu'on en meurt. Certains diront qu'il faut bien mourir de quelque chose. M'a toujours fait marrer cette phrase. Généralement, c'est un bon vieux fumeur de Gauloises sans filtre qui la balance. Pas tort remarque. M'enfin, c'est pas une bonne raison quand même.
Elle ne sait donc plus très bien que faire la fille. Vivre dangereusement, à l'aventurière, genre la-fille-qui-ne-craint-rien, un peu bobo-qui-a-un-avis-sur-tout. Moi, le vaccin, je le nique. Je fais confiance à mes anti-corps. Ou. Ou alors. Elle peut aussi se la jouer frileuse totale, la faire panurgisme à fond, sécuriser la machine et filer se faire piquer.
En attendant de recevoir le bon qui, d'une façon ou d'une autre, me fera prendre un risque, je retiens bien sûr qu'il faut bien éternuer dans sa manche puis laver sa manche. Marrant mais j'y crois pas trop. Il paraît qu'il y a des risques à être trop propre. Comme y en a aussi à être trop sale, mon cœur balance... On dit aussi que dans le doute, il vaut mieux s'abstenir. Ben dis donc, on en dit des choses.
Du coup, pour aujourd'hui, le savon, je le préfère en bulles. Et je vous invite à aller voir cette petite vidéo : http://vimeo.com/7892987
On est le 1er décembre. C'est la première fenêtre du calendrier qui s'ouvre. Et y a plus que 30 jours avant la fin de l'année.
V'là qu'on en meurt. Certains diront qu'il faut bien mourir de quelque chose. M'a toujours fait marrer cette phrase. Généralement, c'est un bon vieux fumeur de Gauloises sans filtre qui la balance. Pas tort remarque. M'enfin, c'est pas une bonne raison quand même.
Elle ne sait donc plus très bien que faire la fille. Vivre dangereusement, à l'aventurière, genre la-fille-qui-ne-craint-rien, un peu bobo-qui-a-un-avis-sur-tout. Moi, le vaccin, je le nique. Je fais confiance à mes anti-corps. Ou. Ou alors. Elle peut aussi se la jouer frileuse totale, la faire panurgisme à fond, sécuriser la machine et filer se faire piquer.
En attendant de recevoir le bon qui, d'une façon ou d'une autre, me fera prendre un risque, je retiens bien sûr qu'il faut bien éternuer dans sa manche puis laver sa manche. Marrant mais j'y crois pas trop. Il paraît qu'il y a des risques à être trop propre. Comme y en a aussi à être trop sale, mon cœur balance... On dit aussi que dans le doute, il vaut mieux s'abstenir. Ben dis donc, on en dit des choses.
Du coup, pour aujourd'hui, le savon, je le préfère en bulles. Et je vous invite à aller voir cette petite vidéo : http://vimeo.com/7892987
On est le 1er décembre. C'est la première fenêtre du calendrier qui s'ouvre. Et y a plus que 30 jours avant la fin de l'année.
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