lundi 14 décembre 2009

Le soleil darde ses rayons. Moi, je tarde à me réveiller.

Journée type - Part II

07h40 : Début du brushing. Ou l'art de mettre du volume là où il n'y en a pas le moindre signe.

07h50 : Je suis plantée devant l'armoire. Il faut vraiment choisir ? Prenons les données une par une. Aujourd'hui : il pleut (= pas de pantalon un peu trop long), il fait froid (pas de manches courtes, 3/4, gilet léger, guiboles à l'air), je vais à Paris (= je vais devoir marcher jusqu'à la gare, de la gare jusqu'au métro, du métro jusqu'au rdv, du rdv jusqu'au métro, du métro jusqu'à la gare, de la gare jusqu'au bureau), j'ai un rdv client (exit les tenues de pétasse, les trucs qui rajeunissent, les jean), j'ai danse ce soir (dans l'idéal : un jean pour éviter d'avoir à me changer). Hum hum.

07h55 : Et si je mettais ça ?

08h00 : Ou ça ?

08h05 : Ou alors ça ?

08h10 : Je suis en retard.

08h20 - 08h45 : Interview d'Elkabbach ou comment arracher la langue de bois à son invité, pub, Marc-Olivier Fogiel ou comment poser 3 000 questions en 5 minutes d'interview, pub, les infos, pub, la météo, pub, Canteloup ou comment imiter Bacri mieux que quiconque, pub.

08h50 : J'ai envie de faire pipi.

08h52 : Neurone 1 connecté. Neurone 2 connecté. Où sont les autres ? Ouououhh ? Y a quelqu'un ?

09h00 : Les collègues arrivent. Piapiapiapiapiapiapa, blablablablabla,...

09h15 : Et si on travaillait ? Aaah ouiiii !

Et le plus dur est à venir. Répondre à la question quotidienne, lancinante, existentielle : « Comment être (ou paraître) intelligent ? »

vendredi 11 décembre 2009

Pour ceux qui veulent changer le monde...ou se taper une bonne tranche de rigolade...

ça y est ! C'est fait ! J'ai eu mon sourire quotidien. En attendant de l'avoir grâce au post de Caro (www.unjourunsourire.fr), je suis allée visionner le lip dub de la jeunesse UMP. Une chanson mise en scène, en play back. Par-fait ! Je ne voudrais pas rajouter de l'huile sur le feu, faire du mauvais esprit sur une initiative qui, sans nul doute, part d'une bonne intention. Disons juste que ce clip aurait été génial s'il était resté dans des sphères privées : visionné entre la poire et le fromage au dîner de Noël, diffusé dans les soirées super privées de l'ump, échangé par mail entre potes. Sauf que voilà, ce clip a été diffusé massivement, récupéré, piraté. On peut tous le voir. D'ailleurs, on va tous le voir. Et on rigole tous. Parce que c'est bien de booster la cohésion, de parler d'une seule et même voix, de ne pas se prendre au sérieux, d'être engagé, motivé, enjoué, optimiste. Je suis pour. Et je raillerai volontiers ceux qui s'en moqueront. Et pourtant, je m'en moque. Parce que le clip est quand même un peu ridicule. Filmé dans un train, bourré de symboles lourdingues (quand ils parlent de "racines", il y a quand même une fille qui tient une plante dans les mains...), avec en guest stars des politiques (oui, oui, des vrais) qui jouent le jeu, qui se lancent dans une chorégraphie à la boys band (j'avais inventé à peu près la même quand j'avais 15 ans, sur la musique de "On va s'aimer"...) Et tout le monde est là : le jeune catho à la mèche dans le vent, le noir, la jeune femme enceinte, la grosse, le moche, le fashion victim,... On dirait les pubs pour recruter dans le bâtiment où on a bien veillé à représenter notre hyper mixité sociale : un blanc, un noir, un arabe et une fille. Ben oui, ça va pas chercher plus loin. Sauf que quand on en fait trop, ça fait franchement téléphoné...
Saluons donc le fond mais franchement, pas la forme. Je vous laisse avec le Friday Guest de la semaine. Il est jeune, moderne, engagé, pop pop populaire : http://www.dailymotion.com/video/xbft4o_lipdub-jeunes-ump-2010-officiel_news Attention ! La musique reste dans la tête !

jeudi 10 décembre 2009

"L'ironie est un élément du bonheur" écrivait Jules Renard...

J'aurais aimé vous parler avec gaîté des cadeaux de Noël. De cette magie. Des boules scintillantes pendues aux branches. Qu'il est coquet ce sapin... J'aurais aimé vous parler des vacances qui approchent, qui approchent. Bientôt, nous nous retrouverons tous. Nous nous embrasserons, nous découvrirons ce que les autres ont imaginé pour nous...
J'aurais aimé vous dire aussi que Toine a eu un mois hier. N'est-ce pas beau un premier mois dans le monde ?
J'aurais aimé me réjouir avec vous de ces mille et une choses qui nous font sourire chaque jour. Des petits riens qui nous rendent la vie douce. J'aurais aimé remplir mon contrat. Vous faire sourire, vous offrir une petite pause dans votre journée, vous rappeler avec ces quelques mots que je pense à vous chaque jour. J'aurais aussi pu me moquer gentiment de ceux-ci ou de ceux-là juste pour vous faire sourire un peu. J'aurais aimé remplir mon contrat...
Mais je ne peux pas. C'est trop difficile aujourd'hui. Comment sourire ? Comment vous faire sourire ?
Johnny est malade. Johnny vient de se faire réopérer. L'heure est grave. La fin approche. I-né-xo-ra-ble-ment. La fin approche. Je m'en vais de ce pas invoquer Sainte Rita, sainte des causes désespérées. Vous ne m'en voudrez pas. Il y a des drames au-dessus desquels il m'est impossible de passer...
A demain...
Snif.

mercredi 9 décembre 2009

Pipelettes

Pause déjeuner.
12h30 - 14h00. Non-stop.

- Blablablablablablablablablablablabla
- Pioupioupioupioupioupioupioupioupiou
- Tu savais que blablablablablablabla
- Pioupioupiou...
- Blablablablablablablablablablablabla
- Oh et puis pioupioupioupioupioupioupioupioupiou
- ça me rappelle blablablablablablabla...
- Tu m'étonnes.
- Et pioupioupioupioupioupioupiou...


Pipelette : personne bavarde. Du personnage de Constance Pipelet, concierge bavarde, dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue.

Discuter entre nanas... Y-a-t-il quelque chose de comparable ?

mardi 8 décembre 2009

Le soleil se lève. Moi aussi mais avec beaucoup moins d’éclat...

06h30 : Le formidable réveil qui imite la lumière du jour commence à s’affoler. Y a des jours où ça me réveille. Y a des jours où je ne vois pas le soleil se lever. Pas confiance dans ce truc moi…

06h45 : Mon mari René se lève. Ce qui entraîne inévitablement le réveil du bébé chien qui sent que les croquettes, c’est pour bientôt.

06h50 : Je me dis qu’il va bien falloir que je lève.

06h55 : Mon mari René sort de la douche. Nous, on fuck l’environnement, on prend des douches bien longues. Bien longues.

06h57 : Je me redis qu’il va bien falloir que je me lève.

07h01 : Le bébé chien commence sa prière : « Pourvu que l’aut’ gourdasse se lève parce que l’aut’ là, le gars, il me file jamais rien à bouffer. »

07h02 : Je me re-re-dis qu’il va bien falloir que je me lève.

07h05 : Allez, je me lève.

07h06 : Allez, je me lève.

07h07 : Allez, je me lève.

07h08 : Allez, je me lève.

07h09 : Je me lève. Dans une minute.

07h10 : Je me lève. Je suis à la bourre. J’aurais du me lever il y a dix minutes.

07h15 : J’ai renversé trois fois mon lait. Une fois en le versant dans le bol. Une fois en mettant le bol dans le micro-ondes. Une fois en emmenant mon bol jusqu’à la table. Fais chier.

07h20 : Mmmm. J’aime bien le Nutella.

07h21 : Mon mari René est en forme. Il prend des vitamines. Il est douché. Il est en forme. Et donc, il parle.

07h23 : Il parle encore et je ne comprends toujours pas. Quand est-ce qu’il part bon sang ?

07h25 : J’envisage sérieusement d’aller me recoucher. Je conclue que ça ne serait pas raisonnable.

07h26 : Je joue à cache-cache avec l’horloge de la salle de bain : « Allez, à 35, je sors. » Râté. « A 36, je sors. » Encore râté. « Allez, déconne pas, à 37 pile je sors. », « Putain, il est 40. Faut que je sorte. »

Et le plus dur est à venir. Répondre à la question quotidienne, lancinante, existentielle : « Qu’est-ce que je mets aujourd’hui ? »
A suivre !

Note : 200ème billet aujourd'hui ! Bon anniversaire à moi !