mardi 13 avril 2010

Tartine et chocolat

Vous connaissez ce moment où vous vous couchez en rêvant déjà à ce que vous allez vous mettre derrière la lampe au petit-déjeuner du lendemain matin.
Vous posez votre tête sur l'oreiller qui devient alors une bonne grosse tranche moelleuse de brioche.
Votre couette est une épaisse couche de Nutella qui vous recouvre.
Vous bavez à l'idée de ce petit-déjeuner à venir. Vous êtes à deux doigts de vous relever pour aller vous baffer. Mais enfin non, tout de même, vous attendrez bien quelques heures.

Et le matin arrive.
Déjà, à la base, c'est un connard de matin parce que par définition, c'est un matin. Et un matin, pour les optimistes, c'est l'aube d'une nouvelle journée pleine de surprises. Pour les autres, c'est juste le moment où il faut sortir du lit et aller travailler. Moi, je suis les autres.

Donc, le matin arrive.

Et vous n'avez pas faim. Pas le moindre petit gargouillis. L'idée de manger ne vous fait même pas saliver. Exit le fantasme de la brioche au Nutella.

Et ça, franchement, et ben c'est dégueulasse. Ouais, c'est salaud salaud salaud de nous faire ça.

lundi 22 mars 2010

Billet durmeur

Un fidèle ami me faisait remarquer il y a quelques jours que je n'étais pas obligée, en toutes circonstances, de conserver sur ce blog un ton d'une extrême légèreté. Q'un billet "durmeur" pouvait remplacer les traditionnels billets "douxmeur".
C'était pourtant la ligne éditoriale que je m'étais fixée au début de l'aventure des billets douxmeur. Faire sourire chaque matin, d'une façon ou d'une autre. Laisser de côté les nuages noirs. Voilà pourquoi je suis absente depuis quelques jours de ce blog. Parce que je n'ai jamais vu un tel nuage noir passer. Parce qu'il est parfois impossible de voir "le bon côté des choses". Parce que parfois, il est évident qu'il n'y a aucun bon côté des choses.
Il y a quatre mois, nos meilleurs amis ont eu un fils. Toine. Toine, le premier des "copaings", le premier enfant, le premier fils.
Toine est parti aujourd'hui. Il nous a quittés il y a quelques jours. Et je ne connais pas de nuage plus gros et plus noir. Alors voilà, je n'ai pas écrit depuis plusieurs jours parce que nous vivons quelque chose d'ineffable.
Toine était un "père sourire". Il souriait et nous faisait sourire. Sa mort n'a aucun sens. On peut parfois se dire que l'arrivée et le départ de Toine ont pour but de nous faire prendre conscience d'un tas de choses encore inextricables, comme une leçon de vie. Comme un ange qui se sacrifie pour vous éclairer. Mais l'idée reste fugace tant sa mort ne trouve pas de sens. Tant l'injustice semble insurmontable. Et je suis aujourd'hui toute tournée vers nos chers amis qui luttent.
Toine fait partie de nos vie et de nos histoires. Nous le garderons tous en nous. Quelqu'un m'a-t-il d'ailleurs déjà autant appris sur la vie que lui ?
Alors, les billets douxmeur reviendront. Parce que leur but est de faire sourire et que c'était ce que Toine faisait sans doute le mieux. Sourire et faire sourire.

jeudi 11 mars 2010

Ceci n'est pas un billet.


Savez-vous qu'au Japon, les salariés qui font la grève travaillent néanmoins ? Ils symbolisent leur désaccord par le port d'un brassard noir mais travaillent quand même.
Contrairement à ce que vous pouvez penser, le billet que vous êtes en train de lire est en grève. C'est un billet gréviste. Il est là mais il porte un brassard noir.
Car aujourd'hui, c'est grève party.
Car aujourd'hui, les crèches sont en grève.
Les infirmières aussi.
Les médecins généralistes aussi.
Idem pour le transport aérien et ferroviaire.
Les éboueurs marseillais maintiennent leur grève.
J'avais donc envie de faire grève. Pour de bonnes raisons parce qu'il ne faut pas abuser de son droit de grève. Parce qu'une grève doit toujours être légitime et juste. Je ne vous expose pas mes bonnes raisons parce que j'ai piscine mais croyez-moi, elles existent.

Signé : le billet gréviste

mardi 9 mars 2010

Suite à la tempête Xantia, des milliers de gabillauds sont morts. Ainsi que Benoît Powerball et Gad Hamalek.

Je vous ai déjà parlé ici de ces expressions mal employées qui me font mourir de rire.

"La prochaine fois, je tournerai ma langue dans ma poche."
"Toi, tu n'y vas pas avec le dos de la main morte."


Irrésistible.
J'en connais même quelques uns qui excellent dans ce domaine. Je ne peux pas les citer sinon je vais mourir. Et faut dire aussi, je suis assez balèze dans ce domaine. Là où j'excelle particulièrement, c'est dans le mix "bon air de chanson mais mauvaises paroles." Par exemple, essayez les paroles "Moi, j'men fous, j'aime la galette" sur l'air de "Moi, j'men fous, j'ai du poil aux pattes." ça fonctionne carrément.
Bref.
Je me dis aujourd'hui que cette tendance doit être héréditaire.
Car ma mère a un don dans ce domaine.

Après Benoît Powerball, savant mélange de Benoît Poelvoorde et des petites tablettes Power Ball pour le lave-vaisselle.

Après Gad Amalek, savant mélange de Gad Elmaleh et de..., de..., de Salma Hayek ???

Après le gabillaud, délicieux poisson que le commun des mortels appelle à tort le "cabillaud" avec un "c", pas un "g", les ringards...

Ma mère nous annonce que "dis donc, c'est fou tous les dégâts qu'a pu faire la tempête Xantia."
Oui, oui, Xantia. Une tempête en forme de voiture. A ne pas confondre avec la tempête Xynthia. Rien à voir.

Va suivre ta mère toi quand elle parle...

lundi 8 mars 2010

Journée de la femme

C'est la Journée de la Femme.
Je ne sais pas très bien comment on doit le prendre quand on sait qu'il y aussi :
- la journée des sans-papiers
- la journée des immigrés
- la journée du sida
- la journée des lépreux
Sûre que si on regarde bien, la journée de la femme se trouve entre celle de la secrétaire et celle des violences conjugales.
Pourvu qu'on nous sorte pas la journée du ménage... Serait capable de mutualiser ; kit 3 en 1 : journée de la femme + du ménage + de la jupe.