jeudi 10 juin 2010

Concours /c-o-n-c-o-u-r-s/ d'orthographe /d-apostrophe-o-r-t-h-o-g-r-a-p-h-e/

Hier /h-i-e-r/, en faisant /f-a-i-s-a-n-t/ du repassage /r-e-p-a-2s-a-g-e/, j'ai regardé /r-e-g-a-r-d-e-accent aigu/ le concours /c-o-n-c-o-u-r-s/ d'orthographe /o-r-t-h-o-g-r-a-p-h-e/ sur France /f-r-a-n-c-e/ 3 /t-r-o-i-s/
Depuis /d-e-p-u-i-s/, j'épelle /e-accent aigu-p-e-2l-e/ tout /t-o-u-t/ et c'est très fatigant /f-a-t-i-g-a-n-t/. Je crois /c-r-o-i-s/ que /q-u-e/ je suis /s-u-i-s/ malade /m-a-l-a-d-e/. Vous /v-o-u-s/ croyez /c-r-o-y-e-z/ que ça /c-cédille-a/ va /v-a/ s'arranger /s-apostrophe-a-2r-a-n-g-e-r/ ? Mon /m-o-n/ cerveau /c-e-r-v-e-a-u/ va lâcher /l-a-accent circonflexe-c-h-e-r/. Tout s'emmêle /s-apostrophe-e-2m-e-accent circonflexe-l-e/, il y a des grosses /g-r-o-2s-e-s/ lettres /l-e-2t-r-e-s/ qui veulent /v-e-u-l-e-n-t/ me manger /m-a-n-g-e-r/. Au /a-u/ secours /s-e-c-o-u-r-s/ !

mercredi 9 juin 2010

Chassez le naturel...

Tu es là, tu as les neurones au taquet. Tu passes d'un dossier à l'autre. Tu as l'impression d'être brillante. Tu t'y crois. Tu te la pètes un peu. Tu prends des décisions. Tu réponds au téléphone en envoyant un mail. Tu lis, tu écris, tu parles, tu commentes, tu corriges, tu valides et tout ça en même temps. Tu essaies d'être polie, pertinente, de faire avancer le bidule, de ne pas parler pour ne rien dire. En gros, tu essaies de faire mine que tu connais ton métier, que tu n'es pas là par hasard, que tu mérites ton salaire, que tu es la personne appropriée.

Sauf que des fois, ça ne marche pas franchement. Parce qu'en réalité, tu n'es pas du tout brillante et pertinente, tu n'as rien d'intéressant à dire, tu n'as pas d'avis, tu ne vois pas de solutions, tu redeviens la gamine de 6 ans qui apprend à lire, tu tâtonnes, tu doutes, tu prends peur, tu bégaies, tu sues, tu voudrais voir ta mère.
Mais enfin, comme tu es une adulte (rapport au fait que tu reçois tes propres relevés de compte, que tu as une voiture perso et une montre sans chiffre), tu continues de faire mine. Tu te la joues adulte.

Et là, c'est le drame. La boulette. La grosse boulette :

Sur la troisième marche du podium : tu commences ton mail par "Danie" alors que ton client s'appelle Daniel. C'est rien qu'une faute de frappe mais bon, il va quand même croire que tu le dragues...

Sur la deuxième marche du podium : tu t'arrêtes juste à temps lorsque ton patron te demande où est le dossier bidule et que tu t'étais lancée à répondre "dans ton c.." (mode "week-end' encore sur ON...)

Sur la première marche du podium : tu dis "bisous" à la fin d'une conversation téléphonique avec un client...

Que du bonheur...

lundi 7 juin 2010

Relativiser : donner de la valeur à quelque chose en fonction d'autre chose.

Y a des clients moins sympas que d'autres.
Y a le temps qui presse.
Y a que ça ne va pas toujours comme on veut.
Y a que moi, j'aime bien les gens gentils-très gentils et qu'en vrai, y a pas que des gens comme ça.
Y a que le temps file.
Y a que le stress des uns s'ajoute au stress des autres.
Et que la pression mise par l'un est transmise à un autre qui la transmet à un autre qui la transmet à l'autre qui me la transmet.
Y a que ça pourrait être chouette d'avoir du boulot sans clients...
Y a que ça pourrait être chouette de ne pas avoir à travailler.
Y a que ça pourrait être chouette d'être plutôt zen comme fille. Y a que ça pourrait aider aussi...
Y a que ça serait chouette d'être bronzée toute l'année mais ça c'est une autre histoire.
Enfin voilà, y a des journées de merde. Le problème, c'est quand elles se cumulent. ça fait des semaines de merde...
Y a donc que c'est un peu nul tout ça.
Mais y aussi que plusieurs fois par jour, y a que je sens notre bébé bouger dans mon ventre.
Et ça, c'est plutôt cool...

mercredi 2 juin 2010

Sujet merdique

Des compliments dissimulés ? Des confidences ? Des témoignages fragiles et désarmés...? Peut-être qu'ils nous regardent... D'en haut de leur virile pudeur, ils constatent les liens qui nous unissent, leur besoin de nous... Ils en parlent doucement. Avec des phrases courtes. En tirant, désinvoltes, sur une cigarette ou un petit cigare.
Mais que se racontent-ils quand nous ne sommes pas là ? Quand nous racontons nos sentiments sans les voiler, quand nous échangeons les bons tuyaux mode et beauté, quand nous étalons nos ressentis, quand nous partageons sans demi-mots. Ils parlent de nous ? de sentiments ? de projets ? de nous ? d'amour ? de nous ?

Et bien je sais. Je les ai observés. J'ai passé quelques heures avec eux. Immersion totale. Camouflage. Radars hyper-déployés.

Déjà, ils boivent des bières. Beaucoup. Dans des verres en plastique dégueulasses mais ils s'en foutent.
Ils ont souvent faim. De gâteaux apéritif essentiellement.
Y en a qui pètent et d'autres qui rotent. Mais attention, ça n'est jamais vulgaire. C'est normal en fait. On le fait et pis c'est tout.
Ils parlent beaucoup de sport. De foot. Ils connaissent plein de noms et tout et tout.

Et aussi, ils parlent de caca. Y a celui qui a envie. Celui qui sent que ça vient. Celui qui projette d'y aller en rentrant chez lui. Celui qui s'y voit déjà. Celui qui anticipe et en fait profiter les autres. Celui qui confesse que c'est déjà fait dans les toilettes de la salle des fêtes ou dans votre chambre d'hôtel. Celui qui parle du caca de la veille. Celui qui se vante. Y en n'a pas un seul qui est constipé.
Enfin voilà. Ils en parlent. Ils se mettent d'accord. Ils font leurs plans cacaesques.
Je sais, c'est dur à lire.

Parfois, il vaudrait mieux pas savoir...

mardi 1 juin 2010

"Il s'est pacsé ce week-end" : à l'oral, ça change tout...

Je ne sais pas si c'est que je suis plus bête qu'une autre ou câblée différemment ou que j'ai une oreille bizarre... Enfin, je n'entends pas toujours les trucs comme il faudrait. ça peut jouer des tours. Mais j'avoue que j'aime bien. Ces petites liaisons impromptues qui changent tout, ces mauvaises compréhensions qui créent des surprises. L'oral a cette musique qui révèle de nouveaux sens. Quand les mots prennent vie, se lient entre eux, s'accordent, se mélangent...
C'est comme ça que "Tu mets ton tampon et ton père signe" est devenu pour moi "Tu mets ton tampon et ton piercing." J'assume...

Nouvelle bizarrerie du même genre qui m'a bien fait rire hier soir :

Un homme magnifiquement beau dit à sa femme magnifiquement belle : "Tiens, mon collègue a annoncé qu'il allait se marier."
La femme magnifiquement belle : "Ah ! Super !"

Jusque là, tout va bien. Nul doute possible, pas de fourchage de langue, pas de liaisons audacieuses, pas d'interprétations traîtres.
A ce moment précis de la discussion, un chien mannequin magnifiquement beau passe. Mais sa présence n'apporte rien à la-dite scène.

L'homme magnifique reprend : "Oui, il s'est pacsé ce week-end."

Voilà.

"Il s'est pacsé ce week-end."


Dites-le à voix haute pour voir.

"Il s'est pacsé ce week-end."

En conséquence, réaction démesurée de la femme qui a compris autre chose que ce qu'il fallait comprendre : "Quoi ! Il sait pas que c'est ce week-end ! Oh mon Dieu ! Le pauvre ! Il va se marier ce week-end sans le savoir !!! Mais qui organise le mariage ???"

Ben oui, "il s'est pacsé ce week-end" ou "il sait pas que c'est ce week-end"... Il n'y a qu'un pas... Je me suis un peu emballée...