vendredi 16 juillet 2010

Un roux peut en cacher un autre

J'ai développé une hyper sensibilité. Pas une allergie mais une sorte d'hyper réaction ou d'hyper attention à. C'est quelque chose que vous ne pouvez pas éviter, qui vous poursuit sans cesse. Il n'y a aucune raison à cela mais il en est ainsi.

Depuis quelques temps, je ne peux pas sortir sans croiser le chemin d'un roux ou d'une rousse.
ça aurait pu être les gothiques, les grosses poitrines, les siamois. Ce sont les roux.

Allez savoir pourquoi. J'ai développé une sorte de radar à roux. J'en croise partout alors qu'il semblerait qu'ils ne représentent que 5 % de la population française.
Je n'ai pas encore de preuve scientifique de ce que j'avance mais je compte bien m'offrir les services d'un détective-expert-auditeur-professionnel qui parviendra à prouver qu'entre avant et maintenant, j'ai développé un super radar ou que la part de roux angevins a augmenté ou que le chemin des roux angevins a été modifié pour croiser le mien ou je ne sais quoi d'autre.
Et je reviendrai, démonstration à l'appui, prouver au monde qu'il y a bien 'quelque chose'. Parce que je vous jure, je vous promets, je vous supplie de me croire, mesdames et messieurs, je croise un (voire deux, voire trois) roux dès que je mets le nez dehors.

jeudi 15 juillet 2010

Ça ira tant que ça sera comme ça.

Petite, j'adorais écrire des histoires. J'avais une vieille machine à écrire sur laquelle j'écrivais des petits romans que je diffusais à quelques exemplaires agrafés soigneusement.

J'adorais aussi traîner dans les jupes de ma mère. Je ne savais pas faire autre chose que traîner dans les jupes de ma mère.

J'ai aussi toujours aimé la campagne. Plus que la montagne, bien plus que la mer, bien bien plus que la ville. Oui, je me suis toujours davantage extasié devant un champs de balles de foin que devant une plage de sable fin.

J'aime l'hiver aussi. J'admets que l'été est bien agréable à différents égards mais enfin voilà, c'est un penchant naturel. J'aime l'hiver, j'aime les feux de cheminée, j'aime les gros pulls, le froid et les écharpes. Et le cassoulet.

J'aime les Gorges du Tarn. La rivière, la roche, la nature luxuriante, le vert, la nature ici, là, partout.

J'aime manger du Nutella. Sur une tranche de pain de mie à peine grillée.

J'aime le fromage de chèvre. Le fromage de chèvre frais. Je me damnerai pour un bon fromage de chèvre frais.

J'aime partir en week-end mais je ne suis pas une très grande aventurière.

J'aime aller au cinéma.

J'ai aimé faire des études de lettres. Sauf pour la grammaire, le latin, l'ancien français et la mythologie. Sinon, j'ai aimé.

J'aime les chansons de Francis Cabrel. Et elles me le rendent bien.

J'aime bien faire du rangement aussi. Et j'aime bien quand c'est propre.

J'ai toujours aimé les sacs à main. J'en ai une tripotée que j'utilise à peine. Mais j'aime acheter des sacs à main.

Il y a des choses que je n'aime pas aussi. Y en a pas mal. Comme j'aime bien qu'on fasse comme j'aime, forcément y a plein de choses que j'aime pas, vu qu'il y a plein de choses pas faites comme moi j'aime.

Mais ce que j'aime le plus, c'est passer du temps avec toi. Pour faire un truc ou un autre, ceci ou cela, ici et ailleurs. Dans l'ordre et dans le désordre, peu importe pour quoi faire ou pour quoi ne pas faire, ce que j'aime avant tout dans ma vie, c'est être avec toi.
Et ça ira. Ça ira tant que ça sera comme ça.

mardi 13 juillet 2010

Le Cabrol


08h30 : j'allume la radio dans la voiture. J'écoute les infos + la météo de Laurent Cabrol . J'écoute l'interview + la météo de Laurent Cabrol. J'écoute les imitations de Nicolas Canteloup + la météo de Laurent Cabrol.

12h30 : j'allume la radio dans la voiture. J'écoute les infos + la météo de Laurent Cabrol. J'écoute un reportage + la météo de Laurent Cabrol.

18h30 : j'allume la radio dans la voiture. J'écoute les infos + la météo de Laurent Cabrol. J'écoute le débat + la météo de Laurent Cabrol. J'écoute de la musique + la météo de Laurent Cabrol.

Mais comment s'organise la journée de Laurent Cabrol ???
Laurent Cabrol est là matin, midi et soir. Il parle 1,12 minute entre deux flash infos. Est-ce qu'il a une caravane dans le jardin du studio d'Europe 1 ? Est-ce qu'il a le droit d'aller faire ses courses, d'aller chez le coiffeur, de se faire une toile, de prendre un café avec un ami entre deux flash météo ?

Mais à quoi ressemble le contrat de travail de Laurent Cabrol ?

lundi 12 juillet 2010

Happy birthday !

Je ne suis pas très anniversaires et auto-commémorations mais bon, une fois n'est pas coutume !
J'ai commencé à écrire des billets douxmeur le 26 Janvier 2009 et celui du jour est le 300ème ! Joyeux anniversaire à lui !
Et merci à vous de me lire depuis le 26 Janvier 2009...!

RIC : Relevé d'Identité Corporelle

Dans un laboratoire d'analyses médicales :

- il y a des vieux, beaucoup de vieux. Un laboratoire d'analyses médicales, c'est une fresque de tous les handicaps liés à la vieillesse + une fresque sociale qui te laisse vaguement songeur (mon Dieu, quelle vieille vais-je être...?) : il y a le petit vieux en béquilles qui boîte, il y a la petite vieille sourde, il y a celle qui parle toute seule, il y a le couple tout mignon ("Donne ton cabas, je t'attends ici."), il y a le couple tout grognon ("Mais assieds-toi j'te dis. Ils vont t'appeler !"), il y a le vieux qui fait de l'humour pour faire marrer les secrétaires médicales alors que j'ai remarqué que les secrétaires médicales, et ben, ça rigole pas franchement..., il y a le vieux qui parle de la météo, il y a le vieux gros, le vieux rachitique, il y a la petite vieille coquette et la petite vieille qui se néglige...

- il y a des femmes enceintes. ça aussi, y en a plein. La femme enceinte est un open bar : sang, urine, test sur machin, test sur bidule. Si on fait pas avancer la science avec tout ça...

- il y a toute une tripotée de personnes qui veulent être sûres que "cet examen, il est bien à faire à jeun ?" Non parce qu'il s'agit quand même de priver de ses tartines et de son café. Le caractère absolument précieux de notre sacro-saint petit-déjeuner n'est plus à démontrer...

- il y a ceux qui ont honte de venir déposer leur petit flacon d'urine. Qui n'a pas honte de faire ça ? Qui se la joue désinvolte, décontracté, confiant quand il dépose le-dit objet et son contenu sur le comptoir du labo, quand il tente de répondre discrètement à la question pas du tout discrète de la secrétaire médicale : "Vous l'avez fait à quelle heure votre relevé d'urine ?", comme s'il s'agissait d'un compteur électrique qu'on relève en notant les petits numéros en noir...? Qui ?

Et puis, j'ai découvert pire que le coup de l'analyse d'urine. Je l'ai entendu, j'ai tout entendu, j'ai tout vu : la jeune femme, le comptoir, l'ordonnance, le gros flacon, les recommandations... Et oui, pire que l'analyse d'urine, il y a l'analyse des selles. Et bien oui, ça se fait. Alors, on vous donne un flacon avec un diamètre plus important ; à côté votre flacon pour l'urine passe pour un junior. On vous dit qu'il faut en recueillir une bonne quantité ; à côté, la question de l'heure de votre relevé d'urine donne l'impression qu'on vous a juste demandé l'heure. Et vous partez avec ça. Et tout le monde dans la salle d'attente SAIT. Svp, que Dieu m'épargne ça, svp, svp, svp. Je ferai la vaisselle tous les jours, je ferai mes devoirs, je dirai plus de gros mots, je téléchargerai plus jamais, svp, svp, svp...