vendredi 5 mars 2010

SOS Sergio

Votre évier est bouché ?
Vous voulez supprimer des arbres encombrants dans votre jardin ?
Les crottes de chien envahissent votre belle pelouse ?
Votre grillage est troué ?
Vous souhaitez stocker du bois de chauffage pour l'hiver ?

SOS Sergio est là.
Pour vos travaux du quotidien, il est l'homme qu'il vous faut.
Sergio ratisse, creuse, arrache, plante, coupe, scie, tronçonne, tond, répare, dévisse, revisse.
Motivé, Sergio est une vraie petite tornade qui fait du bien à votre intérieur et à votre extérieur.
Bien outillé, Sergio n'a besoin que d'un bisou sur la joue et éventuellement, un petit Ricard, pour carburer.
Il vous assure une prestation de qualité, avec le sourire.
Sergio est mobilisable sur toute la France avec une préférence pour la Sologne et l'Anjou.
A noter tout de même : l'hyper-sensibilité doigtesque de Sergio. Ne lui tirez jamais sur un doigt, cela provoque chez lui des angoisses folles !

N'hésitez pas à prendre contact avec Sergio.
Sergio, l'homme qu'il vous faut !
Des beaux-papas comme ça, tout le monde n'en a pas !

jeudi 4 mars 2010

Maman, m'aimes-tu vraiment ?

Suite de la part one

Le doute subsiste. Et si l'amour de ma mère était feint ? Peut-être ai-je projeté mon désir d'amour alors que la réalité me jetait au visage le triste constat d'un sentiment non-réciproque. Peut-être que ses larmes à mon mariage n'étaient que simulacres... Et les "je t'aime" qui clôturent chaque conversation ne sont-ils peut-être que des expressions convenues comme on demande si ça va...
Après tout, si ça se trouve, Juliette n'en avait rien à péter de Roméo. Si ça se trouve, c'est nous qui avons projeté l'image d'un amour passionnel. Va savoir. Si ça se trouve, c'est pareil pour ma mère. Tout le monde croit qu'elle m'aime mais ça se trouve, elle peut pas me sentir.
J'en veux pour preuve cette nouvelle anecdote qui prouve bien qu'il y aurait bien un fond de détestage dans l'air. Ouais ouais ouais.

Situation 2 :

Une petite fille très flippée de la vie rentre de l'école. Elle est flippée car elle n'a eu que 9.5 sur 10 à son contrôle de français et qu'elle a peur de ne jamais trouver de métier en étant si mauvaise à l'école. Néanmoins, elle a eu une bonne journée même si elle n'a pas encore d'amoureux ; les garçons de toutes façons, c'est bête et c'est sale. Elle trouve sa mère dans la cuisine : "Maman, c'était bien aujourd'hui, on a joué au loup à la récré et j'ai gagné !"

La maman qui se sent d'une humeur joueuse dit à sa fille : "J'espère que tu avais bien fait pipi avant de jouer au loup !"

La petite fille, encore plus flippée : "Ah bon, pourquoi ?"

La maman : "Imagine, si tu cours en ayant envie de faire pipi et que tu tombes, ta vessie peut éclater."

Si tu cours en ayant envie de faire pipi et que tu tombes, ta vessie peut éclater.
Mais comment ma mère a-t-elle pu me dire cette phrase ??? Sait-elle que cela m'a traumatisée durablement ??? Vous aviez beaucoup de copines vous qui disaient "Stoooop, pouce, on arrête le loup, je dois aller faire pipi !" et qui s'y rendait en marchant à 2 à l'heure en flippant que quelqu'un ne la bouscule et ne fasse éclater sa vessie dont le contenu se serait alors répandu dans la cour de récré ???

Vous admettrez que je suis en droit de me poser la légitime question : ma mère m'aime-t-elle vraiment ?

PS : A lire absolument, sur le thème maternel, le billet du jour de Louise ! Un régal !

mercredi 3 mars 2010

Chienne de vie

Tu achètes des paniers de 150 m². Tu expérimentes le coussin molletonné, le tapis en moumoutte, le panier avec la couverture.
Tu tiens bon pour lui interdire le lit, la moquette, le canapé mais tu crois déceler dans son regard une peine insurmontable qui éveille en toi un sentiment de culpabilité atroce ; pourquoi les chiens sont-ils relégués au carrelage froid quand les humains se prélassent sur des canapés moelleux ?
Mais tu achètes une grande voiture avec un grand coffre pour des voyages confortables.
Tu déménages pour un maison avec jardin.
Tu veilles à l'activité physique avec des balades, des parties de jeux.
Tu fais des câlins, des papouilles, tu parles, tu veilles au confort, au bien-être, tu t'inquiètes des poils qui tombent, tu supportes l'haleine putride, la bave amicale, les traces de pattes mouillées sur ton sol fraîchement lavé.
Et tu aspires le panier de fond en comble, tu changes le drap, tu le secoues, tu l'aères, tu le disposes près du feu de cheminée.

Et ton chien se couche à l'arrache, la tête en vrac contre le mur. Peinard...

mardi 2 mars 2010

Star au bureau

Je suis passée en coup de vent au bureau ce matin avant de partir en rendez-vous.
J'ai trouvé sur mon bureau une photocopie d'un article sur Marc Lavoine.
Pouvez-vous me dire combien de gens ont des collègues qui leur photocopient des articles sur Marc Lavoine et les déposent sur leur bureau ?
C'est pas la classe ça ?

Et pour en rire encore un peu plus, un autre collègue a collé une photo de Marc sur l'un des murs de mon bureau. Juste pour le plaisir des yeux.
ça va, y a pas de mal à se faire du bien...
Je repose la question : c'est pas la classe des collègues comme ça ?

Je croise les doigts ; j'espère bien me pointer un matin et que l'un d'eux ait carrément fait venir Marc Lavoine à mon bureau.
Là, on pèterait le baromètre de la classe. Au cas où, j'ai plus qu'à me pointer tous les matins toute pomponnée. On sait jamais...

lundi 1 mars 2010

Cherche âme d'enfant


Je ne vais pas retourner ma veste. A la base, on ne peut pas dire que je sois une grande fan du cirque.
Les clowns pas nécessairement hyper drôles. Cet humour potache et hypra téléphoné. Les numéros de contorsionniste qui vous donne mal aux tripes. Les tours de magie tellement inexplicables que vous vous mettriez à douter que la Terre soit ronde. Cette façon de vous regarder de haut si vous avez le malheur de ne pas rire ou pire, cet air navré accompagné d'un "La pauvre, elle a perdu son âme d'enfant." J'ai pas perdu mon âme d'enfant conard, c'est juste que ton type mal maquillé qui se renverse de l'eau sur la tête, ça me fait pas franchement rire. T'as pas Gad Elmaleh plutôt ?
Sauf que. Sauf que je suis amoureuse d'un amoureux du cirque. Et que comme je suis amoureuse, je lui offre des places pour aller au cirque. Et samedi, c'était Bouglione au Cirque d'Hiver. Et comme le Cirque de Pékin l'année dernière (oui, j'étais déjà amoureuse l'année dernière), j'en suis ressortie toute chamboulée.
Le cirque, en vrai, ça déchire. Le vrai cirque j'entends. Celui qui vous fait croire que c'est tout à fait normal de :
- se trouver à 3 mètres d'un lion et de le titiller avec un morceau de viande
- pouvoir changer de tenue en 2 secondes chrono en passant derrière un paravent magique
- ne pas filer ses bas résilles en s'enroulant, se désenroulant, se renroulant autour d'une corde alors que moi, je nique mes collants en montant dans la bagnole
- tenir debout, la tête à l'envers, en étant juste appuyée d'une main sur la tête d'une copine
- se jeter d'un trapèze à 14 mètres de hauteur. Pour être rattrapé par un type qui a lui aussi la tête en bas alors qu'on sait tous qu'on voit moins bien la tête en bas
- lancer et rattraper 4 diabolos en même temps
Un vrai cirque dans un décor somptueux avec des artistes majestueux, des enfants qui rigolent (et qui pleurent aussi parce qu'un clown bien maquillé, ça peut faire flipper) et bien mes enfants, ça fait rêver. La mayonnaise prend. C'est balèze.
Et bien nous y voici, je retourne ma veste. Je vote pour le grand et beau cirque. Parce qu'en vrai, ça n'a rien à voir avec la soirée de Sébastien le samedi soir. Face au petit écran, on est trop blasé, on sait que tout peut être truqué, on sait que les gens-y-meurent-pas-pour-de-vrai. Alors qu'en vrai, vous en prenez plein les mirettes. Même si vous avez payé votre hot dog dégueulasse 4 €. Même si le magicien est venu vous chercher, vous a offert un bouquet de fleurs magiques qui sort d'un chapeau alors que même pas ça paraît possible et que vous vous sentez un peu con parce qu'on se sent toujours un peu con dans ces cas-là, même si ça fait rire vot' mari. Même avec tout ça, vous passez une bonne soirée.
Magique et féérique.